Devenu au fil des ans une valeur sûre de la catégorie KZ2 (125cc à boîte de vitesses), Emilien Grosso (27 ans) a franchi un cap en 2009 en gagnant la confiance de l’usine PCR.
Hélas, tout ne s’est pas déroulé comme il l’aurait souhaité et l’ancien vainqueur de la Coupe de France 125 Long Circuit a bien l’intention de rebondir en 2010 avec, comme il l’espère, un double programme national et international…
Emilien, comment s’annonce cette nouvelle saison sportive?
Aujourd’hui, je n’ai pas arrêté mon choix sur l’équipe. Je veux vraiment me donner les meilleures chances pour cette année, car après avoir connu de bonnes saisons, les résultats n’ont pas été à la hauteur de mes espérances en 2009. Là, j’ai des contacts avec de équipes compétentes et j’espère concrétiser assez vite. Je garde de bons souvenirs de mon expérience avec Intrepid en 2008, l’année où j’ai gagné une manche du Championnat de France à Lyon. Mais ce n’est pas ma seule option… Cela dépendra aussi de la motorisation, car c’est devenu plus que primordial en KZ.
Que s’est-il passé avec PCR?
La saison avait très bien commencé. J’ai eu d’excellents contacts avec les responsables de l’usine PCR et ils ont bien joué le jeu. Ils m’ont mis en relation avec AP Karting, qui s’occupe de PCR en France et qui connaît très bien le châssis. Je prenais en quelque sorte la suite de Joffrey Demanse, qui a terminé 3e du Championnat d’Europe en 2008. Le début de saison fut encourageant, avec un très bon châssis PCR et les moteurs Foti Power. Hélas, des divergences avec AP Karting se sont créées et j’ai dû finir la saison un peu livré à moi-même. Ma régularité m’a toutefois permis de décrocher la 6e place du Championnat de France, à quelques points du 5e. En revanche, ma saison internationale a été un peu gâchée !
En quelle année as-tu débuté et quels ont été les moments forts de ta carrière?
J’ai débuté en 2000 par la Promo 2, puis je suis passé en ICA avant d’accéder à la catégorie 125/ICC devenue ensuite KZ2. Je garde un super souvenir de la Coupe de France 125 Long Circuit que j’ai remportée en 2005 en ayant vraiment été performant à chaque course. J’ai réussi quelques belles performances au Championnat d’Europe, à Varennes sur Allier par exemple. Je termine 5e en 2007, 7e en 2008 et je menais la finale en 2006 avant de connaître un bris de transmission. Cette année, je finis 12e au général. La 3e marche du podium au Championnat de France 2008 derrière Mich et Abbasse, c’était aussi un bon résultat.
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Chaque année, tu te distingues aussi par tes efforts pour réunir des partenaires…
Si j’arrive à me maintenir au plus haut niveau, c’est en effet grâce aux soutiens financiers que nous arrivons à réunir avec mon père. C’est du travail pour en trouver, mais aussi pour fidéliser ces partenaires. Alors, nous organisons divers animations avec eux. En 2009 par exemple, on a organisé une soirée de fin d’année, lors de laquelle on a remis un petit souvenir à tous. On essaye aussi d’avoir un maximum de retombées dans les médias, dans les journaux régionaux par exemple.
Que fais-tu en dehors des courses?
Je travaille… dans le kart ! Je suis employé chez Paris Kart Racing à Wissous. Je m’occupe de l’atelier, du magasin et de l’assistance des pilotes sur les courses. Cet hiver, j’étais aussi à la Finale Mondiale Rotax en Egypte au côté d’Arthur D’Huy dans l’équipe MD Compétition de Michaël Dauphin.
Quel sera ton programme en 2010?
En marge du Championnat de France FFSA, je souhaite disputer l’intégralité du Championnat d’Europe et surtout la Coupe du Monde KZ1. J’aimerais bien me jauger au milieu des meilleurs pilotes internationaux. Une ou deux participations dans une catégorie de promotion automobile, en berline, ne sont pas exclues. Cela me permettrait de prendre la température pour une éventuelle saison complète en auto en 2011. Pour le moment, mon expérience se limite à un test en Campus au Mans avec l’Auto Sport Academy.